Pilotine

Adaptation locale de l’album de Léo Lionni « Pilotin » (ed. Ecole des loisirs), ce spectacle interprété par 2 marionnettistes, met en scène un petit poisson différent des autres « Pilotine » .

Ayant perdu tous ses frères et sœurs dévorés par un monstre, elle part à la découverte du lagon calédonien pour se trouver une famille d’adoption et rencontrera au cours de ce voyage initiatique différents personnages emblématiques du Caillou (poisson clown, poisson perroquet, tortue, tricot rayé, raie manta…). Grâce à son courage et son ingéniosité, elle va permettre à sa nouvelle famille de quitter son abri pour découvrir avec elle les merveilles des fonds marins. 

Spectacle lauréat « Emergence 2011 »
Avec le soutien du Centre Culturel Tjibaou (A.D.C.K.) de Nouméa
le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie 
et la direction de la culture de la Province Sud

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Spectacle agréé par la Direction de l’Enseignement de la Nouvelle-Calédonie

DISTRIBUTION :  
– Ecriture et mise en scène : Christine Rigault
– Conception et manipulation des marionnettes : Christine Rigault et Doriane Dewitte
– Musique originale :  Karl Baudoin
– Vidéo sous-marine : Martin Ravanat et Luc Bourdil
– Voix : Sébastien Holdrinet, Armand, Alphonsine et les élèves de Brigitte

JAUGE: 150 à 200 enfants 

Ce spectacle animé par 2 marionnettistes, a été conçu afin de favoriser une participation verbale du public à certains moments du spectacle.
 
AGE: 3 à 10 ans

ESPACE SCENIQUE : larg. 5m x prof. 5,50m x haut.3m

Le spectacle se joue obligatoirement dans une salle fermée et où on peut faire l’obscurité. Il y a 3 niveaux de manipulation : derrière un écran à 1,60m de hauteur avec les marionnettes d’ombre,derrière le castelet avec les marottes et devant, en bas du castelet avec les marionnettes à fils.

DURÉE : 45 min. (3h de montage, 1h de démontage)

TARIF : me consulter  contact

 

RESUME DU SPECTACLE

Ce spectacle de marionnettes librement inspiré de l’album pour la jeunesse de Léo Lionni « Pilotin »  raconte l’histoire d’un petit poisson différent des autres « Pilotine ». Elle est toute noire alors qu’ils sont rouges et elle nage plus vite. C’est grâce à cette différence qu’elle échappe au gros poisson qui va dévorer tous ses frères et sœurs.

Après ce drame, joué en marionnettes d’ombre, on retrouve Pilotine en marotte au-dessus du castelet avec pour décor de fond une projection de vidéos du lagon calédonien.

D’abord apeurée, triste et seule, notre héroïne décide de se mettre en route pour essayer de retrouver une famille et va ainsi découvrir les merveilles mais aussi les misères du monde sous-marin qui l’entoure.

Elle tombe d’abord sur un poisson-clown dans son anémone, qui n’a jamais vu de petit poisson comme elle, car il ne s’aventure jamais très loin.

Elle rencontre ensuite un poisson-perroquet qui l’invite à partager la bulle qu’il s’est fabriqué pour la nuit.

Dans la pénombre, on aperçoit alors de drôle de silhouettes remontées des profondeurs pour se nourrir.

Au lever du soleil, le public fait la connaissance de Tonton Marcel et de sa nièce Isoline venus pour un coup de pêche, malheureusement le sac plastique qu’il jette par-dessus bord a failli être fatal pour la tortue qui passait par là et l’a gobé, pensant manger une méduse. Elle ne devra son salut qu’à la présence de Pilotine qui lui évitera l’étouffement.

Après ce sauvetage, (changement de décor pour manipuler les marionnettes à fils) notre héroïne va jouer avec un tricot rayé, échapper aux tentacules d’une méduse grâce à une raie manta et finalement rencontrer une langouste qui lui dira où trouver des petits poissons comme elle.

On retrouve donc, après ce voyage initiatique, Pilotine  en marotte qui rencontre enfin un banc de poissons semblables à ses frères et sœurs perdus.

Elle va les convaincre de sortir de leur rocher protecteur pour aller découvrir avec elle les merveilles du monde qui les entoure sans craindre les prédateurs car elle va leur apprendre à nager très serrés  en imitant la forme du monstre. Elle sera l’œil qui les guidera et ainsi, tous ensemble, ils feront fuir tous ceux qui, effrayés par cette immense forme en mouvement n’oseront plus jamais essayer de les dévorer.

Le spectacle s’achève comme il a commencé : en théâtre d’ombre.

 LA PRESSE EN PARLE

Dossier pédagogique

Avant le spectacle

« LE THEATRE TOUT COURT »  Par Philippe Dorin

« La meilleure façon de préparer les enfants au spectacle, ce n’est pas leur lire des extraits

de la pièce, de parler des sujets qu’elle évoque, de la forme qui sera employée, c’est de les

préparer à aller au théâtre tout court.

Le théâtre est la seule forme d’art où tout se passe dans l’instant où il se fait, pendant cette

heure où les spectateurs assis regardent les acteurs sur la scène. C’est une réunion unique,

qui ne pourra jamais plus exister.

C’ est à cela qu’il faut préparer les enfants. Le théâtre ne peut fonctionner que sur le

souvenir de cette heure passée dans la salle noire en compagnie des acteurs. C’est ce qui

doit rendre cet instant précieux. »

Expliquez donc aux enfants que le théâtre est un lieu spécifique avec ses rituels (l’installation en silence, le « noir » avant le début de la représentation) et ses règles (la non interférence entre l’espace scénique et l’espace du public, la nécessité de savoir contrôler ses réactions pour pouvoir suivre le spectacle, ne pas parler avec ses voisins).

Pour une appropriation collective du projet de sortie au théâtre, associez autant que faire se peut, les enfants à la préparation de la sortie (lecture de l’affiche ou du programme, rédaction du « mot aux parents » …).

Allez au spectacle, ce doit d’abord être une fête ! Alors, jouez sur l’attente, l’impatience, le plaisir à venir, en élaborant un calendrier (un compte à rebours) de la sortie, de ce qui va précéder et suivre.

Mais malgré toutes les informations que vous posséderez en amont et qui vous donneront l’illusion de savoir à quoi vous attendre, aller au spectacle, c’est accepter d’être surpris, dérouté, de ne pas en retenir tous la même chose… 

Le choix est laissé à l’enseignant d’étudier ou non l’album de Léo Lionni « Pilotin » (ed. Ecole des loisirs) soit avant soit après que les enfants auront vu le spectacle.

pendant le spectacle

L’installation des enfants dans la salle est un moment important, respectez leur rythme, soyez attentif à leurs appréhensions. Une fois installés, vérifiez leur bonne visibilité, soyez attentif à vos dernières paroles, essayez d’éviter d’accumuler recommandations stressées et interdictions en rafales.

Soyez spectateur comme les enfants. Si vous vous installez sur les côtés pour mieux les surveiller, vous induisez que ce spectacle ne va être intéressant qu’à moitié puisque vous ne le regardez que d’un œil. Installez- vous au milieu d’eux pour les rassurer et pouvoir intervenir discrètement si nécessaire (il vaut mieux tendre la main pour toucher une épaule que d’être contraint à donner de la voix pendant le spectacle).

Si des parents, grands-parents ou autres adultes accompagnent les enfants, convainquez-les de ne pas « sous-titrer » le spectacle aux enfants (qu’ils fassent confiance à leur intelligence sensible !) ni de les assaillir de commentaires en direct …

A contrario, laissez les enfants s’exprimer pendant le spectacle, surtout dans les moments d’interactivité. Il est normal qu’ils réagissent et qu’ils verbalisent pour interpréter ce qu’ils voient.

Le travail de préparation préalable devrait les avoir sensibilisés à ne pas être trop démonstratifs et à respecter le silence aux moments adéquats afin d’entendre les dialogues.

Etre spectateur au théâtre s’apprend avec l’expérience, d’où l’intérêt de la renouveler autant que possible !

APRES LE SPECTACLE

« Souvent, il faut renvoyer aux enfants les questions qu’ils se posent à propos du spectacle.

Car il y aura toujours quelqu’un parmi eux pour proposer une réponse. C’est de leurs

solutions à eux que nous, nous en apprenons sur notre propre spectacle. Et c’est à partir

d’elles que nous pouvons alors commencer à parler des sujets qu’aborde la pièce, et qui

rejoignent les histoires de nos vies. » Philippe Dorin

Très souvent, les adultes accompagnant les enfants au théâtre attachent une grande importance à l’idée d’une compréhension exhaustive de l’histoire. Mais on n’a pas besoin de tout comprendre pour apprécier un spectacle !

Assister à un spectacle est à la fois une expérience intime et collective que chacun appréhende en fonction de ce qu’il est au moment où il le vit…

Chacun est libre de ressentir ou pas des émotions. Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises façons d’appréhender un spectacle.

Si le spectacle a profondément touché un enfant, il a le droit de ne pas en parler. S’il y a vu ce que personne d’autre n’a lu, c’est aussi son droit. S’il n’a pas aimé (ou aimé) contrairement à la majorité de ses camarades, que tous sachent respecter cet avis.

Afin de dépasser les traditionnels « j’aime », « j’aime pas », et permettre aux enfants une meilleure compréhension du langage théâtral, proposez une lecture technique du spectacle.

Dans un 1er temps, recensez avec eux tous les paramètres de la représentation:
–  les types de marionnette
–  les techniques de manipulation
–  les décors
– les accessoires
 – les éclairages (nombre, fonction dans le spectacle …)
 – le son (musique, bruitages …)
 – les voix
 – les manipulateurs
 – le texte 
 – le rapport scène/salle (frontal)
 – les référents (« ça me rappelle », « c’est comme dans « …)

Ce recensement objectif permettra à l’enfant de se composer des images mentales plus durables du spectacle.

Puis, l’analyse de tous ces paramètres amènera à aborder les « partis pris de mise en scène ». 

Alors seulement, l’enfant pourra procéder à une critique étayée et riche et donner son sentiment sur le spectacle.

Ces pistes permettent d’échapper à une « scolarisation » du rapport au spectacle.

D’autres moyens peuvent enrichir cette « éducation » du jeune spectateur : les rencontres avec les artistes, la visite de lieux de spectacle et bien sûr la pratique du jeu dramatique avec des marionnettes fabriquées dans ce but.

PISTES D’EXPLOITATION PEDAGOGIQUE

  •       Maîtrise de la langue

Et particulièrement, en langage d’évocation par la reformulation de la trame narrative de l’histoire et l’énumération dans l’ordre les différents personnages rencontrés par l’héroïne.

Ensuite, en langue écrite, on peut comparer la trame de l’histoire du spectacle à celle écrite par Léo Lionni. Les plus jeunes élèves (cycle 1) pourront s’amuser à chercher Pilotin, petite tâche noire présente tout au long des pages du livre et à mettre en correspondance les personnages qu’il rencontre avec ceux que« Pilotine » a côtoyé dans le spectacle.

Surtout connu pour son album « Petit Bleu, Petit Jaune » Léo Lionni y traite, comme dans la plupart de ces albums, du thème de la différence et de l’exclusion du groupe, de la peur et de la solitude mais aussi de la curiosité et de la richesse du monde, de la force que confère la générosité et le partage.

Avec les plus grands (cycle 2 et 3), on pourra se servir de « Pilotin » comme point de départ pour un travail de mise en réseau des albums écrits par Léo Lionni et/ou des livres traitant des mêmes thèmes : la différence, le voyage initiatique, l’union fait la force et bien sûr la découverte des fonds marins calédoniens et autres.

Sensibilité, imagination, création

Analyse des trois types différents de manipulation de marionnettes :

1) silhouettes en carton et en rhodoïd pour le théâtre d’ombre

2) marottes au bout d’un bâton au dessus du castelet

3) marionnettes à fils devant le castelet

Ce spectacle peut servir de déclencheur pour donner envie aux enfants de fabriquer leurs propres marionnettes selon une ou plusieurs des techniques utilisées et pourquoi pas, de monter un petit spectacle.

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